SIDI BEL ABBES KHIWANI :: Sidi Bel Abbes...
SIDI BEL ABBES KHIWANI Forum Index
 FAQ    Search    Memberlist    Usergroups   Register   Profile    Log in to check your private messages    Log in 



 BIENVENUE SUR SIDI BEL ABBES KHIWANI 
* BIENVENUE A TOUS LES BEL ABBESIENS, BEL ABBESIENNES ET AUTRES * WELCOME TO ALL BEL ABBESIENS, BEL ABBESIENNES AND OTHER *
*
*
*
Sidi Bel Abbes...
Goto page: 1, 2  >
 
Post new topic   Reply to topic    SIDI BEL ABBES KHIWANI Forum Index -> SIDI BEL ABBES KHIWANI -> MA CHERE VILLE : SIDI BEL ABBES
Previous topic :: Next topic  
Author Message
cathel


Offline

Joined: 09 Apr 2007
Posts: 325
Localisation: laval

PostPosted: 14/04/2007, 15:01    Post subject: Sidi Bel Abbes... Reply with quote

Bonjour à tous Smile

Sidi Bel Abbes, je connais un peu. L'algérie, je ne connais pas plus que ça même si depuis quelques temps j'ai étudié et sa géographie et son histoire ( avant l'arrivée des colons !!!), je ne veux mourrir ni idiote ni ignorante Mr. Green Que celui qui pense que c'est trop tard ne me le dise pas Razz

Idea Je me faisais la réflexion que pour connaitre mieux à la fois Sidi Bel Abbes et l'Algérie? j'aimerai bien apprendre les noms des rues du centre ville. En Arabe, bien entendu ! Par exemple, en partant de la mairie, devant celle-ci quel est le nom de la rue, qui était ce Monsieur, ou le pourquoi de cette bataille, le nom qu'elle avait en Français aussi, pourquoi pas ? On pourrait ajouter des photos ?

Arrow Cela permettrait aux jeunes qui n'y vivent pas de s'y retrouver, aux plus anciens qui sont loin de découvrir la rue telle qu'elle est maintenant... Et d'apprendre ou de se rappeler les faits marquants de l'Histoire ... Mais je pense que ce pourrait être utile en particulier aussi aux jeunes qui viennent de temps en temps à Bel Abbes et qui ne connaissent que l'histoire du pays où ils ont étudié ? Et aux parents qui ont oublié de répondre aux petites voix curieuses ?

Qu'en pensez-vous ? Question

A bientôt. Cathel
Back to top
Publicité






PostPosted: 14/04/2007, 15:01    Post subject: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Back to top
DJAMILA


Offline

Joined: 09 Mar 2007
Posts: 151
Localisation: france

PostPosted: 15/04/2007, 10:50    Post subject: Sidi Bel Abbes... Reply with quote

Je pense que c'est une trés bonne idée Okay

Je te soutiens Okay

Amicalement DJAMILA Okay Okay Okay


On n'oublie jamais nos racines
~~~**Belabesienne**~~~~
Back to top
sonja


Offline

Joined: 15 Apr 2007
Posts: 141
Localisation: france

PostPosted: 16/04/2007, 09:22    Post subject: Sidi Bel Abbes... Reply with quote

Voilà une bonne idée... et moi je suis curieuse d'en savoir toujours plus sur la ville. Je vais donc, en attendant, continuer de lire la suite, puisque je demarre tout juste mon arrivée sur les lieux.
Back to top
KADER
Administrateur

Offline

Joined: 25 Feb 2007
Posts: 12,179
Localisation: venise du gatinais * Europe

PostPosted: 17/04/2007, 18:55    Post subject: Sidi Bel Abbes... Reply with quote

Bonsoir Cathel Laughing

Moi je suis du même avis que toi c'est une excellente idée je pense que nous amis Forumistes du bled et Crying or Very sad ceux d'ici peuvent nous renseigner sur ses recherches Rolling Eyes se sera sympa de leur part Okay moi de mon côté je vais faire des recherches Rolling Eyes sur les anciens rue et vice versa

Amicalement Laughing

KADER Cool Cool


Le coeur perçoit ce que l'oeil ne voit pas


Last edited by KADER on 18/04/2007, 01:23; edited 1 time in total
Back to top
Visit poster’s website
cathel


Offline

Joined: 09 Apr 2007
Posts: 325
Localisation: laval

PostPosted: 17/04/2007, 20:34    Post subject: Sidi Bel Abbes... Reply with quote

Pour démarrer, il nous faudrait un plan du centre ville. Je vais essayer de trouver ça sur la toile mais si quelqu'un en a un, peut-être que nous pourrions le scanner ?

A plus tard. Cathel Smile
Back to top
Zoubir


Offline

Joined: 07 Mar 2007
Posts: 263
Localisation: france

PostPosted: 17/04/2007, 23:57    Post subject: Sidi Bel Abbes... Reply with quote

Bonsoir,
Il est peut-être possible de trouver ça sur internet....... Rolling Eyes
Regarder ce lien c'est pas mal, cliquez sur les photos pour les voir en plus grand:http://algeriaspace.blogspot.com/2007/02/sidi-belabbes-algrie.html
Back to top
Zoubir


Offline

Joined: 07 Mar 2007
Posts: 263
Localisation: france

PostPosted: 18/04/2007, 12:03    Post subject: Sidi Bel Abbes... Reply with quote

Bonjour,
j'ai trouvé un plan en pdf de bel abbes, y'a vraiment toutes les rues de l'époque (j'ai retrouvé ma rue...entre l'avenue Fallières et la rue Molière.... Mr. Green ), il faut juste laisser le temps de charger c'est un peu long...,vous pouvez ensuite agrandir avec la loupe, il est vraiment super ce plan!...vous pouvez l'enregistrer aussi!...
Bonne chance,
Okay
http://oran2.free.fr/PHOTOS%20SIDI%20BEL%20ABBES/1961%20LE%20PLAN%20DE%20SIDI%20BEL%20ABBES.PDF
Back to top
KADER
Administrateur

Offline

Joined: 25 Feb 2007
Posts: 12,179
Localisation: venise du gatinais * Europe

PostPosted: 11/05/2007, 16:32    Post subject: Sidi Bel Abbes... Reply with quote

Paul Bellat, écrivain et homme de bien

Je n'ai pas eu l'honneur de connaître Paul Bellat, jeune écrivain, benjamin des Assemblées Algériennes où il suffoqua littéralement les Délégués Financiers en prononçant son premier discours à la tribune en merveilleux alexandrins. Le Gouverneur de l'époque, Monsieur Debeau, fin lettré, le complimenta certes, pour une telle prouesse mais le supplia de ne point récidiver. " Nous ne sommes pas une Académie, mais une Assemblée Financière. Personne ne pourra vous répondre sur ce ton là. " Promesse tenue. Paul Bellat ne s'exprimera plus qu'en prose, mais son premier discours l'avait "classé" homme de coeur et de talent. Tout au cours de la longue existence, il eut la passion des Lettres. Ses pièces en vers et en prose, ses conférences firent de lui un être d'exception.
Il reçut dans son beau château du Rocher à Sidi Bel-Abbès, tous les écrivains et artistes de passage en Oranie : Henry Bordeaux - Claude Farrère - Montherlant - Gide - Belmondo - Raoul Follereau qui y fit de nombreux séjours - enfin Camus qu'il connaissait depuis 1930 et à qui il avait fait obtenir sa première Bourse d'études. ll est émouvant d'entendre raconter par Paul Bellat sa première rencontre avec ce jeune étudiant qui devait obtenir un jour le Prix Nobel de Littérature.
Chantre de l'Algérie, Bellat n'a cessé de célébrer le pays de ses ancêtres venus s'y installer dès 1837 ! Hardis pionniers qui surent faire de l'Algérie le prolongement de la France.
Dès 1945 il créait pour ses ouvriers agricoles une caisse de retraite, réglant lui-même les cotisations n'exigeant des intéressés qu'un franc symbolique ! Il aida beaucoup ses voisins Fellahs, leur prêtant moissonneuses batteuses et tracteurs. Tous ont gardé de lui un souvenir ému. J'ai recueilli une foule d'anecdotes au cours d'un voyage à Bel-Abbès.
Quant à moi j'ai surtout apprécié ses magnifiques poèmes d'inspiration Algérienne, et je me propose Inch-Allah ! d'organiser une matinée littéraire pour les faire connaître au public métropolitain. J'ai selectionné les plus émouvants et je demanderai à un élève du Conservatoire de les dire. Je me réserverai de les commenter. Je déclamerai "Prière", un très émouvant poème écrit pour demander à Dieu d'arrêter une guerre fratricide. Rentré en Métropole, après la nationalisation de ses biens, Paul Bellat s'est dépensé sans compter, assisté de son fïls Pierre pour donner à titre gratuit des cours d'alphabétisation à tous les ouvriers immigrés. J'ai pu parler longuement à deux d'entre eux.
Pour son oeuvre de mécénat et son action littéraire : grand bienfaiteur du Dar-el-Aski de la Maison de retraite du Légionnaire et de la Maison des Aveugles, Paul Bellat a reçu les plus hautes distinctions :Officier de la Légion d'honneur, Officier de l'ordre national du Mérite, Commandeur des Palmes Académiques et du Mérite social - et jusqu'à la Médaille de Sauvetage - pour avoir sauvé la vie à un jeune Musulman sur la Plage d'Aïn et Turck en 1937. A titre Etranger : Officier d'Isabelle la Catholique - Commandeur du Mérite Civil d'Espagne Officier de St Charles de Monaco (Le Prince Louis II lui remit cette décoration à l'issue du grand repas offert en son honneur au château du Rocher, pour les fêtes du Centenaire de la Légion ) Officier de la Couronne d'Italie.
Je m'honore de compter cet homme de coeur et de talent parmi mes amis et le considère comme mon protecteur.Je le trouve toujours jeune d'esprit malgré ses 80 printemps bien sonnés et c'est un plaisir de l'entendre en réunion publique ou dans un cercle privé car son érudition n'a d'égale que sa gentillesse et sa modestie. Des Bel-Abbésiens m'ont raconté qu'il n'hésitait. pas à faire le voyage Bel-Abbès-Alger en 3° classe pour rester avec des amis ouvriers rencontrés à la gare, alors qu'il avait un titre de voyage gratuit en sa qualité d'élu. De même qu'on ne vit jamais sur son auto le macaron tricolore auquel il avait droit. Parler de Paul Bellat à Bel-Abbès est un "Sésame" qui ouvre toutes les portes et chacun raconte une anecdote, prouvant à quel point sa famille et lui étaient aimés et respectés. C'était pour tous l'Apôtre du rapprochement franco-Musulman

Hamoudi Syndia, poétesse

L'Administrateur.


Le coeur perçoit ce que l'oeil ne voit pas
Back to top
Visit poster’s website
juninho


Offline

Joined: 26 Mar 2007
Posts: 130
Localisation: france

PostPosted: 21/05/2007, 12:27    Post subject: Sidi Bel Abbes... Reply with quote

bonjour kader

merci pour nous rapeler notre passer , j'ai deja entendus parler de paul bellat a l'epoque mais je ne savais pas qu'il etais ecrivain je penser que c'etais un ancien maire de sidi bel abbes je vais me pencher dessus merci kader

juninho
Back to top
KADER
Administrateur

Offline

Joined: 25 Feb 2007
Posts: 12,179
Localisation: venise du gatinais * Europe

PostPosted: 05/06/2007, 17:25    Post subject: Sidi Bel Abbes... Reply with quote

Chers amis

Un petit passage pour montrer à nos amis pieds-noirs qu'ils sont les bienvenus en Algérie ou plutôt je dirais-je, chez eux dans leur pays



par Florence Beaugé

Ils viennent pour la plupart de Nice, Marseille ou Montpellier. Ils sont surpris et nostalgiques... A l’aise comme on peut l’être quand on se sent chez soi, volubiles et chaleureux, ils embrassent tout le monde à tour de bras, la larme à l’oeil. On leur avait dit : "Tu as tort d’y aller, tu vas être dégoûté" , or c’est "tout le contraire qui s’est produit !" soulignent-ils avec émotion. L’accueil a été "sensationnel" , au-delà de ce qu’ils pouvaient imaginer.

Alger, Béjaïa, Oran et Tlemcen voient défiler chez eux ces derniers temps des milliers de touristes, essentiellement des pieds-noirs qui avaient quitté en catastrophe, il y a quarante-trois ans, l’Algérie nouvellement indépendante. Quarante-cinq mille anciens Français d’Algérie auraient reçu leur visa depuis le début de l’année 2005 pour revenir "au pays" , et ce flux ne devrait pas tarir, le pouvoir algérien misant sur ces "rapatriés" pour jouer le rôle de tête de pont et amener les investissements tant attendus.

Ils sont une soixantaine à avoir fait le déplacement, ces jours-ci, avec l’association France-Maghreb. Aucun d’entre eux n’était revenu sur place depuis 1962. Pour la plupart, il s’agissait de gens modestes. L’un était coiffeur, l’autre vendeuse à Monoprix. Ils ne se sont pas remis d’un départ et d’un exil qui les ont marqués à vie. Que s’est-il passé ? Avec le recul, ils ne le comprennent toujours pas. La plupart pensent sincèrement qu’ils vivaient "comme des frères avec les musulmans" et gardent le sentiment d’"avoir payé pour les gros colons" , autrement dit "les vrais exploiteurs" .

Girelle, baptisée de ce nom de poisson il y a une soixantaine d’années par son navigateur de père, est née et a grandi dans un HLM du Ruisseau, quartier populaire d’Alger. Elle a les cheveux blonds, une robe à fleurs décolletée et des bracelets en or sur ses bras nus. Un bourek (un feuilleté farci) dans une main, un verre de vin de Médéa dans l’autre, elle raconte sa journée.

"ENFIN GUÉRIE"

Avec son frère Isidore, elle est allée frapper à la porte de son ancien appartement. L’actuelle occupante leur a ouvert les bras. "J’ai revu ma chambre. Nos meubles étaient encore là. On pleurait tous comme des fontaines..." Si Girelle peste, ce n’est pas contre "les Arabes" et "les fellaghas" ­ elle continue d’employer ces termes sans rien y voir de péjoratif ­ mais contre "les patos" (les métropolitains). Elle ne leur pardonne pas la façon dont ils ont accueilli les pieds-noirs à leur arrivée en France en 1962. "Soi-disant qu’on avait des terres et des fatmas et qu’on faisait suer le burnous, alors qu’on était de simples ouvriers ! Ma "terre" je peux vous le dire, elle fait deux mètres de long sur un mètre cinquante de large. Elle se trouve dans le cimetière de Saint-Eugène : c’est la tombe de mon père !"

Elisabeth avait six mois quand sa famille d’origine espagnole, établie ici depuis plusieurs générations, a fui, sans rien emporter. "J’étais la dernière née en Algérie. Je suis la première à y retourner. J’attendais ce jour depuis toute petite" , raconte-t-elle, bouleversée. Avant même d’arriver à Alger, il lui semblait connaître par coeur Bab el-Oued et ses trois horloges, la plage de Padovani ­ évoquée par Camus dans L’Etranger ­ ou encore Notre-Dame-d’Afrique. Elle reviendra en Algérie l’année prochaine, c’est sûr, mais "avec -ses- enfants" .

"Mais pourquoi donc êtes-vous partis ?" , leur demande-t-on sans cesse, en les arrêtant dans la rue. "Parce que c’était la valise ou le cercueil ! Vous ne vouliez plus de nous" , répondent Françoise, Jean-Claude, Anne-Marie, Georgette. "C’est faux ! Revenez, vous êtes chez vous !" rétorquent invariablement les Algériens en les couvrant de cadeaux et de sourires. "J’ai l’impression d’avoir traversé une longue maladie et d’être enfin guérie" , confie Maryse.

L'ADMINISTRATOR
Cool Cool


Le coeur perçoit ce que l'oeil ne voit pas
Back to top
Visit poster’s website
KADER
Administrateur

Offline

Joined: 25 Feb 2007
Posts: 12,179
Localisation: venise du gatinais * Europe

PostPosted: 11/06/2007, 23:30    Post subject: Sidi Bel Abbes... Reply with quote

Entre Maurras et Sidi-Bel-Abbès (Algérie française), une histoire d'amour
par Alain Sanders


Dans Les Pages africaines (Sorlot, 1940), de Charles Maurras, on lit : « C'est dans la soixantième année de mon âge, au bel an de Dieu 1935, que je décidai de prendre à Marseille le facile bateau d'Alger. Mes ombres anciennes ne se sont pas toutes dissipées tout de suite. Même, elles ont un peu pesé sur les dix jours de course rapide où j'ai rêvé plus que je ne l'ai vue, cette Algérie antérieure et son belvédère marin. Mais quel beau rêve ! Au réveil, je l'ai trouvé court… »

Cette année-là, Maurras fit une série de conférences – faisant salle comble à chaque fois – à Alger, à Oran, à Constantine, à Philippeville. Alors qu'il se préparait à rentrer en métropole, en compagnie de Georges Calzant qui l'accompagnait, Maurras rencontra l'un des responsables de l'AF à Sidi-Bel-Abbès, Louis Comte, monté tout exprès de la « capitale de la Légion » pour inviter le Maître à s'y rendre. Ce que Maurras accepta immédiatement.

A Sidi-Bel-Abbès, les honneurs de la ville lui furent faits par deux prestigieux légionnaires, le prince Aage de Danemark et le lieutenant de Sèze. A la section d'AF « Léon de Montesquiou » (légionnaire, lui aussi et tombé naguère à la tête de ses hommes), Maurras rencontrera le président de la section, Arthur Grisot, camarade à Saint-Cyr du futur commandant Louis Dromard, chef des fédérations d'AF de Provence. Et il regagna enfin la métropole.

Mais il s'était passé quelque chose entre Maurras et Sidi-Bel-Abbès. Une découverte. Une rencontre. Une prédilection. Au point d'avoir envie d'y revenir. Il traduira plus tard, dans L'Action Française du 15 janvier 1941, sous le titre « A la Capitale de la Légion », cette dilection : « Les hommes de l'Action française ne pouvaient traverser Sidi-Bel-Abbès sans que son Républicain [le journal local de l'époque, “Le Républicain Sud-Oranais ”] leur fît fête. Et que n'importe quelle action ou idée nationale se manifestât dans la métropole ou dans l'empire, qu'il se produisît dans le monde un seul acte à la gloire de la Patrie, ce bizarre Républicain, au lieu de froncer le sourcil, témoignait approbation, amitié ou enthousiasme. Pourquoi n'existait-il pas un plus grand nombre de Républicains de ce genre ? Nos confrères du Républicain en étaient venus à ne garder que le mot : pas la chose ! »

Le 24 novembre 1938, Maurras s'embarque sur le Gouverneur-Général Jonnart pour une tournée de deux semaines en Algérie française. Le 25 novembre, Le Républicain Sud-Oranais salue l'arrivée annoncée de Charles Maurras, de l'Académie française (depuis le 9 juin 1938) : « Il est toute la vérité et, parce qu'il est tel, il est toute unité.


A Suivre

L'ADMINISTRATEUR


Le coeur perçoit ce que l'oeil ne voit pas
Back to top
Visit poster’s website
KADER
Administrateur

Offline

Joined: 25 Feb 2007
Posts: 12,179
Localisation: venise du gatinais * Europe

PostPosted: 16/06/2007, 11:43    Post subject: Sidi Bel Abbes... Reply with quote

Suite

Entre Maurras et Sidi-Bel-Abbès (Algérie française), une histoire d'amour
par Alain Sanders



Le 26 novembre, Charles Maurras est, en compagnie de Joseph Delest et de Maxime Real del Sarte, à Oran pour un meeting (6 000 personnes) suivi d'un dîner à la salle « Astoria ». Le 28, il tient deux réunions à Tlemcen, au « Cercle Foch », sous la présidence du bâtonnier Huertas. Le 29, conférence au Conservatoire d'Oran sur le thème : « Paradoxes de l'Etat français ».

Le 30, à Mostaganem, à l'invitation des « Amitiés Jacques Bainville », il prend la parole devant 1 500 personnes. Le 1er décembre, il est l'invité du « Cercle Jeanne d'Arc » à Blida. Le 2, nouvelle réunion à Alger à la Brasserie de l'Etoile, à l'initiative du « Cercle Etudes françaises » et le lendemain, pour parler d'André Chénier, à l'Hôtel Aletti, toujours à Alger. Et encore le 4, au même endroit, pour un banquet organisé par l'Union nationale et sociale, banquet où il est rejoint par le colonel François de Lassus, directeur de L'Action Française Mensuelle.

Et la tournée continue : le 5 décembre, Bougie ; le 6, Philippeville ; le 7, Bône ; le 8, Constantine ; le 9, Batna. Avec des visites touristiques à Aïn-Temouchent, au site romain d'Hamman-Risha, à Cherchell, à Tipaza, à Timgad, etc.

Mais le point culminant de ce voyage aura été, une fois de plus, Sidi-Bel-Abbès, le 27 novembre. Les Cahiers Charles Maurras (n° 11, 1964), rappellent :

« Le Maître y fait son entrée dès le début de la matinée, venant d'Oran où ses amis de Bel-Abbès le sont allés quérir. Au premier rang, bien sûr, il y a Louis Comte, Alaisien de naissance et féal de toujours, ancien voisin de Charles Maurras à Paris, rue de Verneuil, où il le raccompagnait si volontiers en voiture, avant 1914, au sortir de l'imprimerie ou du Café du Croissant : disciple exemplaire, correspondant précieux de Marius Plateau, de Maurice Pujo, de Madame Léon Daudet, de Pierre Varillon, de Marie Prévost, et qu'on revoit partout auprès du Maître, jusqu'à l'ultime rassemblement pyrénéen d'avant-guerre, à Barbazan, le 13 août 1939… »

Il sera reçu officiellement au Quartier Viénot, alma mater de la Légion. Il y fleurira le Mémorial de bronze, ce globe terrestre symbolique qui a été rapatrié, en 1962, à Aubagne (surnommé, pour des raisons évidentes, Sidi-Bel-Aubagne). Il visitera la Salle d'honneur et le Musée du Régiment où il retrouve, avec l'émotion qu'on imagine, les noms de Villebois-Mareuil, Léon de Montesquiou, Louis de la Salle, Ruellan, lieutenant-colonel de Corta, Octave de Sampigny.

Passage ensuite au monument aux morts avant un déjeuner qu'il racontera dans L'Action française du 11 mars 1942, « A de grands amis d'Algérie » : « Il n'y a pas longtemps que nous avons quitté ce district hospitalier de l'Oranie – on commence à dire, je crois, la Bel-Abessie, à cause de la ville florissante, capitale de la Légion étrangère, centre d'un de nos grands efforts agricoles impériaux… Je m'étais assis à la table de nos merveilleux donateurs. Je m'y étais rendu par une rue Jacques-Bainville, rayonnante de la gloire de notre Action française… »

Les Cahiers Charles Maurras, déjà cités, racontent la suite :

« Et que dire de l'après-midi ! Il s'ouvre par une séance solennelle de la municipalité, dont le chef, Lucien Bellat, accueille chaleureusement notre Maître et lui tend le Livre d'Or de la cité, sur lequel Charles Maurras improvise une page de reconnaissance spontanée. Aussitôt après vient la grande réunion publique : autour de la salle “Gaschet” trop exiguë, où se pressent trois mille patriotes, les haut-parleurs diffusent à la foule du dehors les harangues indéfiniment applaudies de Joseph Delest, de Maxime Real del Sarte et du Maître, présentés par Lucien Morin, dont le rôle dans la propagation de nos idées, avec ses deux frères Emile et Henri, est alors déterminant. Enfin, selon l'usage bien français qui scelle d'un repas commun l'accord des esprits, un banquet de trois cents places, à la salle “Cremadès”, clôt la journée : on y entend les trois pèlerins métropolitains, évidemment, mais aussi M. Bodé, président local des Amis de l'Action française, puis ce prodigieux mainteneur de nos idées qu'était Jules Dupieux et le maire Lucien Bellat qui, parlant pour tous ses concitoyens et au nom de leur ville parfois dénommée “la factieuse”, tire gloire de cette réputation réactionnaire pour en faire hommage à “celui qui, depuis un demi-siècle, sonne le rappel du pays à la réalité” ; et Charles Maurras n'oublia pas de mander à André Despéramons le plus affectueux des messages, griffonné au verso d'un menu et télégraphié incontinent à l'absent. Moments inoubliables pour ceux qui eurent la fortune de les vivre ; heures mémorables dont un feuillet de l'Action française mensuelle de janvier 1939 a produit le récit détaillé, mais qui emplissent non moins éloquemment les éditions des 5 et 22 décembre 1938 du courageux bimensuel nationaliste d'Afrique du Nord, qui s'intitulait, par une filiation assez claire, L'Action Algérienne. A la première de ces dates, il eut l'orgueil d'insérer un beau texte inédit du Maître : “Pour l'union nationale : à l'Algérie nationale et antique”. »

Journée mémorable dont on retrouve l'écho dans Pages africaines :

« Ainsi, nous roulons, par un matin de pluie sur les routes glissantes qui partent de Tlemcen, nous allions à Aïn-Temouchent où certaines amitiés d'Action française sont, nous dit-on, fortes et vives. A la bonne heure ! Nous en connaissons quelques-unes, elles sont venues au-devant de nous. – Mais, disons-nous, leur nombre ? Combien sont-elles ?... On répond par des chiffres vagues et beaux, mais faibles. La petite ville est atteinte, c'est l'antique Albulae. A notre vif étonnement, on ne fait que la traverser :

« — Mais oui, nos amis vous attendent à Oued-el-Hallouf, au bord de la mer... – Comment ! ils se sont déplacés ! – Bah ! ils ne sont que quelques-uns. – Mais encore ? – Une dizaine. De qualité...

« Une dizaine ! Nous arrivons. Ces dix-là sont plus de quarante. La salle est pleine ! et l'hôtelier ne sait où donner de la tête. On se presse, on se serre, et c'est un nouveau triomphe de la généreuse hospitalité algérienne. La table est gaie. Les vins sont chauds. Contre les baies soigneusement refermées, la grande mer qui chante envoie d'énormes paquets d'écume, dont le rythme et parfois les brusques intrusions scandent les discours, soulignent les applaudissements, et même aspergent nos vives supplications de fidélité à l'ardente propagande nationale et royale. On nous avait annoncé de quoi garnir un canapé ou deux : Aïn-Temouchent répondait par cette belle et noble salle, auréole vivante d'une vaste amitié. Cela ne peut pas s'oublier.

« Autre affaire. Notre journée du 1er décembre. Nous avons quitté Mostaganem de bonne heure et couru, sur le plus étonnant des bolides automobiles, vers Orléansville où nos amis d'Alger, conduits par maître Roure et le docteur Plantier, nous ont rejoints. Nous arrivons à Miliana. Ceux de nos amis qui ont lu la préface de la Musique intérieure ne seront pas étonnés que j'aie voulu y rechercher la place où repose mon ami d'enfance René de Saint-Pons. Elle avait été retrouvée pour moi. Et, par la plus délicate des attentions, des fleurs étaient là, toutes prêtes pour honorer cette chère tombe, vieille de vingt ans !

« Un peu plus loin, sur le même trajet, une maison plus qu'amie nous était ouverte, nous y trouvions le plus étonnant, le plus intime des accueils et, comme nos yeux erraient sur les murailles couvertes de tableaux, que découvrions-nous ? Encore des images de notre jeunesse : des portraits de déesses ou de nymphes signés d'Armand Point et consacrant le même visage historico-légendaire que la Politique et la Fable auront lieu de commenter à loisir, en marge des chroniques de notre malheureux Quai d'Orsay.

« Plus loin, une solitude dans laquelle se dresse, comme un château magique, comme une retraite de fée, un hôtel d'allure internationale. – Bon ! dîmes-nous, c'est un palace... Mais le palace était tenu par un national, et un national cent pour cent : à peine avions-nous déplié nos serviettes, Maxime, Delest et moi, nous nous trouvions nantis d'un beau petit poème dont l'auteur, notre amphitryon, démontrait avec évidence que pas une nuance du nationalisme intégral ne lui était cachée. Ce confrère-ermite sait tout, connaît de tout, à plus de cinq cents mètres d'altitude, dans sa Thébaïde dorée ! Je ne savais comment remercier le nouveau Paphnuce, non sans me dire que ces beaux chemins d'Afrique étaient, à la lettre, pavés de mille faux hasards : fort beaux, il est vrai.

« … Est-ce tout ? Pas du tout. Nous courions sur Blidah. Et, devant Blidah, recommençait une espèce de comédie. – Qu'allons-nous faire ? – Oh ! nous répondait maître Roure, un tout petit vin d'honneur, entre amis. – Oui, mais combien d'amis ? – Cela est difficile à dire. Pourtant, l'intimité...

« Jolie, l'intimité ! Figurez-vous une salle pleine. Et non une petite salle. Imaginez aux deux portes, sur les fenêtres, des grappes d'amis accrochées. Imaginez encore ce qu'on l'on peut rêver d'union profonde dans la confiance et la sympathie. Mes yeux et leur mémoire demeurent tout emplis du mouvement et du sentiment de cet auditoire où quelques indigènes, dont le costume voyant, éclatant, tranchait sur le reste, nous rappelaient seuls que nous étions en Afrique : il nous semblait parfois que nos amis, nos plus fermes amis de la plus vieille garde parisienne s'étaient regroupés là pour nous écouter... Oh ! à quoi bon nous écouter ? Une telle assemblée savait d'avance ce que nous lui dirions. Les regards circulaires que je ne manquais pas de promener, tout le long des tables, me permettaient de m'en définir la composition. De pleine évidence, les classes les plus diverses étaient représentées. Absolument tous les milieux sociaux. Et, vraiment, unanimes.

« Cette chaude soirée nous est restée dans l'âme. Encore ne puis-je tout dire : je ne puis mentionner la lettre aux vingt et une signatures qui me fut remise à l'entrée.

« Que ces amitiés secrètes ou publiques soient toutes félicitées et remerciées. Et qu'elles me permettent de leur répondre par un bon cri : – Victoire ! Victoire ! »

A ,Suivre

ADMINISTRATOR


Le coeur perçoit ce que l'oeil ne voit pas
Back to top
Visit poster’s website
juninho


Offline

Joined: 26 Mar 2007
Posts: 130
Localisation: france

PostPosted: 20/06/2007, 10:23    Post subject: Sidi Bel Abbes... Reply with quote

mon cher kader

laisse moi te dire que c'est une tres belle histoire de maurras et sidi bél abbés j'attend avec impatience la suite est te dit merci pour ce que tu fait pour nous,

Juninho
Back to top
KADER
Administrateur

Offline

Joined: 25 Feb 2007
Posts: 12,179
Localisation: venise du gatinais * Europe

PostPosted: 24/06/2007, 12:26    Post subject: Sidi Bel Abbes... Reply with quote

Bonjour Juninho

J'ai très bien apprécié ton message et je t'en remercie, effectivement c'est une très belle histoire et je m'empresse de joindre la suite est la dernière histoire de Maurras.


Au plaisir de te relire dans les jours prochains


KADER Cool Cool

administrator


Le coeur perçoit ce que l'oeil ne voit pas
Back to top
Visit poster’s website
KADER
Administrateur

Offline

Joined: 25 Feb 2007
Posts: 12,179
Localisation: venise du gatinais * Europe

PostPosted: 25/06/2007, 00:23    Post subject: Sidi Bel Abbes... Reply with quote

Entre Maurras et Sidi-Bel-Abbès (Algérie française), une histoire d'amour
par Alain Sanders


De ce bonheur belabbésien, on trouvera de nombreux échos dans L'Action Française repliée à Lyon. Des remerciements, par exemple, à un banquier de la ville : « Un homme que je tiens pour un bienfaiteur public, car [ses réalisations sociales] manifestent un fonds moral robuste, solide, vigoureux, dans une classe et à une profession dont le “coutumier” n'est jamais donné en modèle. Eh ! bien, là comme ailleurs, comme partout, il y a des Français sérieux, nés d'un bon sang, nourris à d'honnêtes foyers, et qui font honneur à la fibre et à l'esprit de notre race. » Ce banquier était celui de la Banque agricole et commerciale de Sidi-Bel-Abbès.
Le 3 décembre 1938, le Bel-Abbès Journal avait salué le départ des trois voyageurs en ces termes : « Ils trouveront toujours dans notre cité la fidélité aux idéals qu'ils défendent avec tant d'abnégation et de courage. » Au lendemain de la défaite, Le Républicain Sud-Oranais offrit sa tribune à Maurras, offre qu'il déclina en ces termes (dans une lettre datée de Lyon, 24 décembre 1940) :
« Cher Ami,
« Vous avez dû recevoir ma dépêche vous annonçant mon espoir de vous envoyer mon article par avion. Accablé de besogne, je suis désolé de ne pouvoir tenir ma promesse. Excusez-moi auprès du directeur du Républicain. J'aurais été heureux et fier de pouvoir faire, dans ses colonnes, à nos amis de Bel-Abbès et de l'Oranie, la revue sommaire des immenses services rendus par le Maréchal à la France, de dire comment l'unité française a été sauvée par lui seul et quel magnifique effort de régénération nationale est conduit par sa volonté énergique et sa lucide sagesse. Mais ces vérités sont assez claires pour être aperçues de toutes les parties de notre Empire.
« Dès le premier moment, le patriotisme de nos Oraniens les a clamées : ils s'unissent à tous nos concitoyens pour ce Noël 1940 dans un même cri d'espérance : Vive le Maréchal, chef de l'Etat, qui fait revivre la France !
« De tout cœur à vous, cher ami, encore une fois tous mes grands regrets. – Charles MAURRAS. »
Le 20 décembre 1940, le conseil municipal de Sidi-Bel-Abbès, par un vote qui n'avait rencontré aucune opposition, rebaptisait la rue du « Glacis du Sud » « avenue Charles-Maurras ». En mai 1944, l'avenue Charles-Maurras fut débaptisée (elle devint l'« avenue Bir-Hakeim ») tandis que le « boulevard Général-Weygand » devenait le « boulevard de la République »… Commentaire du fidèle Roger Joseph :
Qu'importe qu'en mai 1944, une autre assemblée, substituée à la précédente par l'éternel « jeu de balance » des instabilités démocratiques, ait fait retirer les plaques pour les remplacer par celles d'une « avenue Bir-Hakeim », tandis que le « boulevard Général-Weygand » devenait, du même coup, « boulevard de la République » ? Une autre inscription, beaucoup plus retentissante – celle que Charles Maurras n'avait pas négligé de venir saluer le 2 décembre 1938 –, l'inscription qui marquait à Sidi-Ferruch, depuis le 14 juin 1930, le centenaire du débarquement des troupes royales, qu'en a fait la Démocratie ? Elle s'y félicitait cependant d'avoir « donné à ce pays la prospérité, la civilisation avec la justice » et s'y flattait que « l'Algérie reconnaissante adresse à la Mère-Patrie l'hommage de son impérissable attachement » ; mais trois mots de trop, « la République française », défiguraient le monument ; ils ont suffi à corrompre tous les fruits de l'acte monarchique révéré par les premières lignes : « Ici, le 14 juin 1830 – par l'ordre du roi Charles X – sous le commandement du général de Bourmont – l'armée française – vint arborer ses drapeaux – rendre la liberté aux mers – donner l'Algérie à la France. » Une avenue débaptisée par le sectarisme en 1944 et, à vingt années de là, un trophée ruiné ou rasé en 1964 – cela n'annonçait-il pas trop clairement ceci ?
Alain Sanders

ADMINISTRATOR


Le coeur perçoit ce que l'oeil ne voit pas
Back to top
Visit poster’s website
brahim


Offline

Joined: 26 Mar 2007
Posts: 148

PostPosted: 30/06/2007, 12:08    Post subject: Sidi Bel Abbes... Reply with quote

tres belle histoire, j'ai tous lut sur cette histoire est ca ma fait plaisire, il ya pas mal de chose qu'en a pas eu l'occasion de connaitre de sidi bél abbés.

Brahim
Back to top
cathel


Offline

Joined: 09 Apr 2007
Posts: 325
Localisation: laval

PostPosted: 13/07/2007, 18:14    Post subject: Sidi Bel Abbes... Reply with quote

Petit essai afin de mettre une photo de juillet 2007
Back to top
cathel


Offline

Joined: 09 Apr 2007
Posts: 325
Localisation: laval

PostPosted: 13/07/2007, 18:15    Post subject: Sidi Bel Abbes... Reply with quote

et ça n'a pas fonctionné ! désolée, je rééssaierai en rentrant en France...

A bientôt. Cathel
Back to top
KADER
Administrateur

Offline

Joined: 25 Feb 2007
Posts: 12,179
Localisation: venise du gatinais * Europe

PostPosted: 11/08/2007, 17:04    Post subject: Sidi Bel Abbes... Reply with quote

SOUVENIRS DE SIDI BEL ABBES.




Après la conquête d’Alger le 5 juillet 1830 par le Général Bourmont, le Bey d’Oran opposé d’une part au Dey d’Alger et d’autre part à la population musulmane d’origine arabo-berbère de sa cité, voulut s’entendre avec le Général vainqueur et lui dépêcha un émissaire, le juif oranais Mordekhaï Amar.


Tenté par les avances du Bey, le Général désigna une délégation dirigée par son fils en vue d’arrêter les détails de la venue de l’armée française. Cette mission, interrompue par la Révolution de Juillet, faillit être fatale à la Communauté juive d’Oran évaluée à l’époque à 4000 personnes environ. En effet, la population musulmane hostile à la politique d’abandon du Bey et de sa milice turque, décida de quitter la ville mais d’égorger auparavant tous les juifs considérés alors comme étant favorables à l’occupation française. Pressés de s’enfuir dans la nuit du 27 au 28 juillet 1830, les musulmans n’eurent pas le temps de mettre leur projet à exécution ; et c’est depuis cette époque que la Communauté juive célébrait le Pourim d’Oran.


Finalement l’armée française prend possession de la ville le 4 janvier 1831 et se limite à installer quelques petites garnisons dans les principales agglomérations de la côte en attendant que les pouvoirs publics, alors très hésitants, définissent leur politique sur l’avenir de l’Algérie.


Des contacts eurent lieu entre le Général Desmichels commandant la place d’Oran et l’Emir Abd-el-Kader par l’intermédiaire des juifs Busnach et Mordekhaï Amar ; les pourparlers aboutirent au Traité Desmichels de 1834 qui sanctionnait l’occupation restreinte et accordait à l’Emir une importante partie du territoire algérien. Mais l’abandon de leurs villes par les populations musulmanes qui refusaient tout contact avec les Infidèles et le boycottage des marchés par les paysans, empêchant le ravitaillement habituel des citadins, transformaient les garnisons françaises en autant de réduits affamés et menacés de plus en plus par les tribus de l’intérieur.


L’occupation restreinte dans de telles conditions ne pouvant s’éterniser, les partisans de l’occupation totale décidèrent de conquérir le maximum de territoires ; c’est ainsi que Sidi-Bel-Abbès ou plus brièvement Bel-Abbès, arrosé par l’oued Mékerra, à 80 km environ au sud d’Oran, fut fondé en 1843 sur le territoire abandonné par la tribu des Béni-Amar qui se réfugièrent au Maroc.


La construction de la ville, tout au moins dans ses débuts, fut l’œuvre de la Légion Etrangère qui y imprima une architecture de style militaire : rues rectilignes coupées à angle droit, construction d’épais et hauts remparts garnis de meurtrières et de bastions pour pouvoir tirer à découvert sur d’éventuels assiégeants, fossés très profonds remplis d’eau ; les remparts furent percés plus tard d’ouvertures où l’on installa de hautes portes aux noms évocateurs : portes d’Oran, de Tlemcen, de Daya, de Mascara et du village nègre.


Mes premiers souvenirs datent de 1917-1918 et je me souviens que ces portes étaient fermées le soir par les légionnaires qui assuraient la garde toute la nuit, isolant ainsi la ville intra-muros des faubourgs qui furent créés au fur et à mesure que l’agglomération s’étendait par l’urbanisation des faubourgs Perrin, Mâconnais, Thiers, Négrier, Mamelon, Bugeaud ou plus communément appelé village nègre. Vers la fin des années 1920, la pacification étant considérée comme totalement assurée, les portes furent déposées, les remparts détruits et sur les fossés comblés on créa de belles allées ombragées appelées les glacis. Sur l’emplacement des anciennes portes des baraques furent installées, offrant à la dégustation toutes sortes de friandises, notamment des beignets italiens et des glaces. Du mois d’avril au mois d’octobre, alors que les journées étaient très chaudes, on allait s’attabler le soir au Petit Vichy, à l’ex porte de Mascara, pour se rafraîchir de créponné, agua-limon et autres glaces.


La ville s’agrandissait et s’embellissait ; elle devint une cité très prospère en raison de la réussite des agriculteurs ou colons et on la citait volontiers comme un des triomphes de la colonisation algérienne. Les Bel-Abbésiens appelaient leur ville le « petit Paris » en raison de ses belles rues animées et bien éclairées la nuit, de ses magasins aux vitrines bien décorées, de ses grands cafés avec de belles terrasses et des orchestres réputés qui se produisaient.

C’en était fini du premier noyau de la ville qui avait reçu avec un faste inoubliable Napoléon III en 1864. Mon grand-père m’a souvent raconté qu’il se trouvait au milieu de la population venue très nombreuse applaudir l’Empereur sur la « Place du tambour », baptisée plus tard « Place Carnot », où les autorités civiles, militaires et religieuses se pressaient pour rendre hommage au chef de l’Etat.


Revenons à la Légion Etrangère dont le berceau était bien Bel-Abbès. La garnison comptait plusieurs milliers d’hommes de toutes origines mais à majorité allemande. Les jours de prêt, c’est à dire les jours où les légionnaires percevaient leur solde, l’activité du commerce local s’en ressentait favorablement, surtout les restaurants et les nombreux cafés dont beaucoup étaient dotés de pianos et autres instruments permettant aux musiciens et à leurs auditeurs de se rappeler avec nostalgie la musique de leur pays.


La célébrité de la musique de la Légion Etrangère avait dépassé depuis longtemps les limites de la ville et même de l’Algérie. Il existait, dans chaque régiment étranger, une compagnie constituée uniquement de musiciens, pour la plupart lauréats des conservatoires les plus réputés d’Europe. Nous avons eu, pendant de très nombreuses années le privilège d’apprécier les talents de ces musiciens lors des concerts donnés le jeudi au jardin public, le dimanche à la Place Carnot et certains soirs au Cercle des officiers. Le programme était affiché et plus d’un Bel-Abbésien a pu, grâce à la Légion, se familiariser avec la musique classique et découvrir les noms des grands compositeurs. La musique militaire proprement dite était également très appréciée lors des fameuses revues militaires qui déroulaient leurs fastes au Grand Plateau le 14 juillet, le 11 novembre et surtout le 30 avril, jour anniversaire de la bataille de Camerone, au Mexique, où la Légion s’était particulièrement distinguée sous les ordres du Capitaine Danjou. La veille de la revue nous avions droit à la retraite aux flambeaux ; le célèbre clique, accompagnée de légionnaires porteurs de torches et de flambeaux, suivie d’une multitude d’enfants, défilait en musique dans les rues et s’arrêtait devant le domicile des autorités civiles (sous-préfet, maire, conseiller général) auxquelles l’exécution d’un morceau de musique était offert spécialement.


On ne peut terminer ce chapitre sans évoquer les fêtes du centenaire de la Légion Etrangère célébrées les 29 et 30 avril 1931. A cette occasion on avait rassemblé au Grand Plateau les musiques militaires de tous les régiments de la Légion en garnison à l’époque à Saïda (Algérie), Le Kaider dans le sud oranais, au Maroc, en Tunisie, en Indochine ou autre territoire sous domination française. Il y eut un défilé monstre de nombreux bataillons de légionnaires en grande tenue, avançant d’un pas lent et majestueux. Chaque bataillon était précédé de sa musique, elle-même suivie de la compagnie des sapeurs constituée d’hommes tous très barbus et portant sur leur uniforme, un grand tablier de cuir fauve et des outils au lieu de l’armement habituel des soldats.


La Légion Etrangère comptait dans ses rangs des juifs venus de différents pays. Les premiers légionnaires dont j’ai entendu parler dans mon enfance étaient des marocains, aussi bien arabophones qu’hispanophones, engagés volontaires pour la durée de la guerre 1914-1918. Ils démontraient par leur engagement, l’amour qu’ils portaient à la France dont ils souhaitaient devenir citoyens et pour cela n’hésitaient pas à exposer leur vie. Leur engagement terminé, ils s’installaient à Bel-Abbès, se mariaient avec des filles généralement de condition modeste et se fondaient totalement dans la communauté juive locale.


J’ai connu plus tard des légionnaires juifs originaires de différents pays d’Europe et même de Turquie. Les confidences reçues des uns et des autres nous apprenaient que chacun d’entre eux s’éloignait de pays en proie à des violences consécutives à des bouleversements politiques et où la vie devenait intenable pour des juifs. Bien souvent, ce sont leurs propres parents qui les encourageaient à s’engager à la Légion Etrangère pour une durée de 5 ans, sachant qu’après de dures épreuves, ils deviendraient les libres citoyens d’un pays libre.


Lors des fêtes religieuses, il était courant de voir des légionnaires assister aux offices dans les synagogues. Ils étaient invités dans des familles qui leur réservaient le meilleur accueil. Le cercle de relations des légionnaires s’élargissait et d’excellents rapports se nouaient entre ces militaires et la population civile. Les familles aisées trouvaient facilement parmi ces légionnaires de très bons et très dévoués professeurs de musique pour leurs enfants. D’autres enfants, d’origine plus modeste, bénéficiaient de la part des légionnaires de cours de français, de mathématiques et de culture générale. Des jeunes filles découvraient, parmi les invités de leurs parents, des fiancés très heureux de trouver dans leur solitude, une famille en générale très attachante.


Les mariages célébrés entre ces jeunes filles et leur fiancé étaient en général réussis. J’ai eu le plaisir de compter parmi les cousins par alliance de mon père ou de ma mère plusieurs légionnaires originaires de Hongrie, Autriche, Yougoslavie et Turquie et je n’ai eu qu’à me féliciter de mes relations avec eux.


D’autres mariages se nouèrent entre des jeunes filles juives et des légionnaires qui, pour seconvertir au judaïsme, acceptèrent la circoncision et, pour certains d’entre eux, les souffrances consécutives à la suppression, sur leur corps, des tatouages dont ils étaient marqués. Et je dois à la vérité de dire que ces mariages étaient, pour le moins, aussi heureux et réussis que ceux célébrés entre juifs.


L’intégration se réalisa toujours dans les meilleures conditions et une fois rendus à la vie civile, ces ex-légionnaires devenaient des Bel-Abbésiens identiques aux autres civils.


Bien sûr, lors de sa fondation en 1843, Bel-Abbès ne comptait aucun juif. Dès la pacification de la région, des civils s’y installèrent ; les premiers habitants juifs vinrent probablement d’Oran. On en dénombrait déjà 78 en 1851. Parmi eux, se trouvaient des membres de la famille de mes grands parents maternels. Mon arrière grand-mère, née à Oran en 1822, s’exprimait en judéo-arabe et en judéo-espagnol car sa ville natale avait été occupée par les Espagnols jusqu’en 1792. Elle exerçait à Bel-Abbès la profession de teinturière et était connue sous le sobriquet de « tinturera ».


La petite communauté juive s’installa dans un quartier près de la future porte de Daya et y créa les premières réalisations de la vie communautaire : un oratoire, un four banal et un hammam avec mikweh appelée aussi tebila. Les ressources étaient assez modestes, les principales activités économiques se partageant entre l’artisanat et le petit commerce. Une profession originale était exercée par quelques hommes, celle de tributier. Il s’agissait d’aller offrir aux tribus arabes habitant dans un rayon de 20 km de la ville, des produits textiles, cuir, chaussures, café, thé, sucre et rapporter en échange des oeufs, volailles, beurre, moutons. Le tributier vivait seul dans un douar ou village arabe du dimanche au vendredi, jour où il rentrait à Bel-Abbès pour passer le Shabbat en famille.


La communauté ne tarda pas à s’enrichir par les migrations en provenance du Maroc arabophone d’abord et de Tétouan ensuite. Il faut rappeler que les populations juives marocaines croupissaient dans la misère profonde et menaient une vie particulièrement précaire. C’est ainsi que mon grand-père paternel, né à Séfrou en 1843, se maria à Fez en 1861 et vint s’installer immédiatement à Bel-Abbès avec sa belle-mère, sa jeune belle-soeur encore bébé et ma grand-mère âgée d’une douzaine d’années. A l’époque on se mariait très jeune, surtout pour soustraire les jeunes filles à la convoitise de leurs voisins arabes. Mes grands parents s’intégrèrent parfaitement à la communauté Bel-Abbésienne qui s’enrichissait aussi des apports d’une autre migration, celle des juifs du Maroc espagnol et notamment de Tétouan. Cette migration comptait parmi ses membres arrivés vers 1868 le vénéré rabbin Haïm Bibas, grand-père maternel de celle qui devait devenir mon épouse 70 ans plus tard.


En 1881 la population juive comptait 804 habitants et c’est une société bien structurée qui abandonne progressivement les installations de la porte de Daya pour réaliser un centre communautaire à la rue Gambetta. Un immeuble fut édifié par les soins du Consistoire qui créa, en étage, dans une salle bien éclairée, la première synagogue appelée synagogue du Kahal fréquentée par toute la communauté sans distinction d’origine ni de langue. Au rez-de-chaussée de l’immeuble on y installa le logement du concierge, un petit appartement pour l’accueil des juifs de passage, notamment des Hacham Kolel, venant recueillir les dons destinés aux juifs de Palestine et enfin deux salles de classe pour l’enseignement du Talmud Thora, l’une pour les débutants, l’autre pour les élèves plus avancés. Des sociétés de bienfaisance furent créées pour venir en aide aux pauvres toujours de plus en plus nombreux en raison de l’immigration ininterrompue de marocains totalement démunis de ressources. La ville devenait ainsi « le petite Jérusalem » comme aimaient à l’appeler les Bel-Abbésiens.


Mais les zizanies ne devaient pas tarder à s’élever entre les différents membres de la communauté. Les Tétouanais, fidèles à la langue espagnole de leurs ancêtres, prétendaient représenter la noblesse juive et, forts de leur réussite économique, méprisaient les arabophones qu’ils appelaient « cabessa de palmo » c’est à dire tête de palmier, autrement dit tête creuse. Mais les arabophones n’étaient pas en reste et désignaient les Tétouanais par l’appellation péjorative de « Jitanos mtah lihoud » ou gitans des juifs. Les Tétouanais étaient considérés un peu comme des « Roumis » en raison des vêtements européens dont les hommes étaient vêtus et de leur ignorance de la langue arabe.


La synagogue du Kahal devenant trop exiguë, les Tétouanais firent édifier, pour leurs offices, les synagogues Lasry et Sananes, et les arabophones, pour marquer leur importance, construisirent la grande et vaste synagogue Beddok. L’enseignement du Talmud Thora aussi était dispensé séparément aux enfants. Une classe était réservée aux petits Tétouanais dont le rabbin était le beau-père de mon grand-oncle. Les petits oranais recevaient dans une autre classe l’enseignement d’un rabbin arabophone. Nous appelions ces classes, la petite synagogue et nous y venions en dehors des heures de cours à l’école laïque, gratuite et obligatoire. L’enseignement nous était prodigué par de vieux rabbins ne s’exprimant pas en français, alors que c’est dans cette langue que nous communiquions. Aussi nos études d’hébreu n’étaient guère profitables et nous les abandonnions sans regret après la Bar Mitzva.


Fort heureusement, ces luttes de clocher ne tardèrent pas à disparaître grâce à l’acquis de la civilisation française et surtout de la langue française qui unifia les modes de pensée et d’expression. Il est vrai que des soucis réels se présentaient à eux sous la forme des manifestations d’antisémitisme provoquées par le Décret Crémieux du 24 octobre 1870 accordant la citoyenneté française aux juifs d’Algérie et amplifiées par l’affaire Dreyfus dès 1898. Il a fallu créer un front uni de tous les juifs, quelles que soient leurs origines, pour faire face aux attaques de commandos constitués très souvent de néo-français, ces espagnols, récemment arrivés en haillons et en espadrilles trouées, de leur Andalousie natale, qui criaient dans un français approximatif : « La France aux français » et « Les métèques dehors ». Ces espagnols et leurs acolytes français étaient très jaloux de la réussite économique et sociale des juifs et ils lorgnaient avec beaucoup d’envie mais heureusement sans succès les entreprises et magasins juifs dont ils auraient voulu s’emparer.


L’antisémitisme, momentanément éteint par l’union nationale créée par la guerre 1914-1918 à laquelle les juifs payèrent un lourd tribut, reprenait vigueur au début des années 1920 et se déchaînait au cours de chaque élection. Il devait atteindre son apogée avec les lois antijuives édictées par le régime de Vichy dès octobre 1940. Mais ceci est une autre histoire.



Joseph Azen

20 Avril 1980


Le coeur perçoit ce que l'oeil ne voit pas
Back to top
Visit poster’s website
CENA


Offline

Joined: 20 May 2007
Posts: 2,861
Localisation: marseille

PostPosted: 12/08/2007, 00:30    Post subject: sidi bel abbès Reply with quote

merci kader Smile passionnantes ces histoires.j'apprend toujours des choses
Back to top
KADER
Administrateur

Offline

Joined: 25 Feb 2007
Posts: 12,179
Localisation: venise du gatinais * Europe

PostPosted: 27/08/2007, 18:32    Post subject: Sidi Bel Abbes... Reply with quote

[ De Bouche à Oreille ]
Bulletin spécial météo
Canicule sur 28 wilayas
Par : EL MOUDJAHID Le : lundi 27 août 2007



La vague de chaleur, qui sévit sur le nord du pays, persistera aujourd’hui et demain avec des pics de température pouvant atteindre ou dépasser, localement, les quarante (40) degrés, a indiqué hier l’Office national de la météorologie (ONM).
Les températures pourront ainsi atteindre ou dépasser les quarante degrés dans les régions côtières et les 44 degrés dans les régions de l’intérieur du pays.
Les régions côtières concernées par cette vague de chaleur sont : Tlemcen, Aïn Témouchent, Oran, Mostaganem, Chlef, Tipasa, Alger, Boumerdès, Tizi Ouzou, Béjaïa, Jijel, Skikda, Annaba et El-Tarf. Par ailleurs, les régions intérieures concernées sont Sidi Bel-Abbès, Mascara, Relizane, Aïn Defla, Blida, Bouira, Mila, Constantine, Guelma, Souk Ahras, Batna, Khenchela, Oum El Bouaghi et Tébessa.




Le coeur perçoit ce que l'oeil ne voit pas
Back to top
Visit poster’s website
KADER
Administrateur

Offline

Joined: 25 Feb 2007
Posts: 12,179
Localisation: venise du gatinais * Europe

PostPosted: 29/08/2007, 17:44    Post subject: Sidi Bel Abbes... Reply with quote

ACTUALITÉ

SYNDROME NÉPHRÉTIQUE À SIDI BEL ABBÈS
L’origine virale confirmée
29 Août 2007 - page 8
Lu 252 fois


L’hypothèse incriminant un processus viral dans l’occurrence du syndrome néphrétique sévissant à Sidi Bel Abbès est confortée par l’Institut Pasteur qui livre les premiers résultats des examens qui lui ont été adressés, révèle la direction de la santé et de la population de Sidi Bel Abbès dans un communiqué adressé à notre rédaction. «C’est une infection d’origine virale (virus à ARN positif) qui est à l’origine de l’apparition du syndrome néphrétique aigu qui se manifeste par une glomérulonéphrite aiguë» note ce dernier, citant l’Institut Pasteur d’Alger.
Ces premiers résultats confirment la piste de l’infection virale déjà envisagée après l’analyse de l’évolution clinique des patients hospitalisés et du contexte épidémiologique défini par les enquêtes réalisées sur le terrain, au domicile des patients et dans leur environnement immédiat, poursuit le communiqué. Etant précisé qu’il ne s’agit-là que de résultats partiels. Néanmoins et bien que l’étiologie virale soit ainsi confirmée, est-il mentionné, il reste encore à déterminer la nature exacte du virus ARN, coupable de ce syndrome. Rappelons que des sources médicales concordantes ont soupçonné un virus du groupe «Hantaan».
Ce dernier pouvant être contracté par l’homme, provoque de la fièvre et entraîne, parfois, des hémorragies avec atteinte des reins. Le virus en question se propage dans l’air et provient de l’urine, des excréments et de la salive de certains rongeurs. Afin d’arrêter définitivement l’identité du virus en question, on ajoute que des échantillons de produits sanguins recueillis auprès des patients ont été adressés à l’Institut Pasteur d’Alger en vue de confirmer les résultats obtenus et de faire des analyses complémentaires pour le typage de ce virus, l’étude de ses caractéristiques et sa traçabilité; Ceci afin que l’équipe pluridisciplinaire en charge de ce problème puisse compléter les mesures préventives déjà entamées concernant l’amélioration de l’hygiène générale, de l’assainissement et le contrôle de l’environnement.
Enfin, on fait savoir que ce type d’infection virale se traduisant par une néphropathie de type épidémique est rare dans nos contrées et n’a jamais été décrit en Algérie. Sachant de par le monde que des épidémies ont déjà été décrites il y a quelques années en Amérique du Nord, en Asie et plus récemment en Afrique. Cette infection virale intervient à l’ouest du pays, une région qui aura connu, rappelons-le, dix cas de peste bubonique en juin 2003 à Oran (Douar Kehailia).

Salim BENALIA


Le coeur perçoit ce que l'oeil ne voit pas
Back to top
Visit poster’s website
juninho


Offline

Joined: 26 Mar 2007
Posts: 130
Localisation: france

PostPosted: 11/09/2007, 11:19    Post subject: Sidi Bel Abbes... Reply with quote

bonjour kader

J'espère que l'épidémie n'a pas fait beaucoup de victimes et qu'elle y est plus , j'espère que les services sanitaires ont fait le nécessaire pour des ratisser tout ça

À bientôt cher ami

juninho
Back to top
KADER
Administrateur

Offline

Joined: 25 Feb 2007
Posts: 12,179
Localisation: venise du gatinais * Europe

PostPosted: 21/09/2007, 12:08    Post subject: Sidi Bel Abbes... Reply with quote



à tous les forumistes



Le coeur perçoit ce que l'oeil ne voit pas
Back to top
Visit poster’s website
CENA


Offline

Joined: 20 May 2007
Posts: 2,861
Localisation: marseille

PostPosted: 21/09/2007, 14:59    Post subject: bon weekend Reply with quote

bon week end mr l'admistrateur kader et à la famille Smile amicalement céna
Back to top
Display posts from previous:   
Post new topic   Reply to topic    SIDI BEL ABBES KHIWANI Forum Index -> SIDI BEL ABBES KHIWANI -> MA CHERE VILLE : SIDI BEL ABBES All times are GMT + 1 Hour
Goto page: 1, 2  >
Page 1 of 2

 

 
Jump to:  

Portal | Index | Forum hosting | Free support forum | Free forums directory | Report a violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group